"Voilà pourquoi c’est important de parler de la COP 22. C’est notre futur à tous, non ?"

Publié le 25 novembre 2016

Pendant quinze jours, les journalistes présents à la COP 22 ont écumé le site de Bab Ighli pour mener à bien leurs enquêtes, trouver les bons interlocuteurs et réaliser leurs reportages. Six d’entre eux ont laissé un message aux globes-reporters de la COP 22.

Coulisses de la COP 22

Journalistes pour la presse, la radio, la télévision ou le web, preneurs de son, cadreurs, ou photographes, ils étaient très nombreux. Quotidiennement, les journalistes se rendaient au "media center", un espace avec des tables, des chaises, des imprimantes et une bonne connexion wifi afin de travailler sur leurs ordinateurs, d’envoyer des emails pour obtenir des rendez-vous, de transférer les sujets déjà réalisés à leurs rédactions, boire un café, travailler encore .... boire un autre café, et travailler encore jusqu’à décrocher la dernière interview de la journée. Une occasion pour rencontrer certains d’entre-eux.

Les six journalistes que nous avons rencontré viennent des quatre coins du monde. Ils ont un message à faire passer aux jeunes globes-reporters canadiens, français et marocains qui ont travaillé, comme eux, sur la COP 22. 

 

« Je suis journaliste pour le Huffington Post algérien. C’est important pour moi de couvrir la COP 22 car je veux sensibiliser les algériens au changement climatique. Je crois que la manière la plus efficace de lutter contre le changement climatique c’est la manière citoyenne, celle de tous les jours. Mon conseil pour les jeunes, c’est de poursuivre leurs rêves et leurs buts, de ne jamais rien lâcher, qu’elles qu’en soient les conséquences. »

 Medhi Alioui, Al Huffington post, Algérie.

 

« Je suis journaliste pour un magazine scientifique allemand. La COP 22 est la quatrième COP que je couvre. Pour moi les COP sont importantes, non pas pour les discussions politiques, mais pour tous les événements à côté qui nous permettent de découvrir de nouvelles technologies en matière d’énergies renouvelables, de gestion de l’eau, etc. Mon conseil pour les jeunes globe-reporters est de ne pas vous focaliser sur les interlocuteurs politiques. Il y a beaucoup plus à apprendre de la part des scientifiques et des acteurs non-étatiques en matière de changement climatique. L’année prochaine, la COP se déroulera à Bonn et vous êtes tous les bienvenus ! »

Yann, magazine scientifique, Allemagne

« Je suis une journaliste brésilienne, je travaille en freelance pour des sites d’informations sur internet. Je suis toujours intéressée pour couvrir des sujets sur l’environnement, de développement, les droits de l’Homme et la coopération Nord-Sud. Je pense que ce genre d’évènements, sont l’occasion de rencontrer le monde entier venu se réunir pour traiter de ces questions et essayer de trouver des solutions communes. Je parle de manière générale même si je sais que, dans l’ombre, les délégations et les diplomates font un travail très fastidieux de négociations et qu’il est très difficile de tomber d’accord car les État ont tous des intérêts divergents. Je pense que les citoyens ont besoin de savoir ce qui se passe ici, voilà pourquoi c’est important de parler de la COP 22. C’est notre futur à tous, non ? En ce qui concerne mon conseil, n’abandonnez pas, dans tout ce que vous entreprendrez. Et si vous voulez devenir journaliste, résistez. C’est très difficile, parfois c’est même dangereux si vous traitez de sujets comme les violations des droits de l’Homme par exemple, comme je le fais. Je pense que nous vivons une époque où nous avons besoin de plus de journalistes, mais pour un bon journalisme ! »

Fabiola Ortiz Dos Centos , Freelance, Brésil.

 

« Je travaille normalement pour Radio Télévision Kyondo, un média local du Lubumbashi, une région du sud de la République démocratique du Congo mais je suis venu à la COP avec Internews Network. C’est important pour moi de venir à cette COP, qui est pour moi la première, car j’ai rencontré beaucoup de personnes de la société civile et des dirigeants. Ce fut très enrichissant. J’ai beaucoup appris et j’ai pu prouver ce que je savais faire et ce que je ne savais pas faire. C’est donc un défi pour faire mieux à l’avenir. Je pense que cette COP est très importante pour les africains qui doivent prendre conscience qu’il faut agir. Maintenant, beaucoup d’africains attendent les 100 milliards promis à la COP 21 pour entreprendre des actions. Ce n’est pas la première fois qu’on promet de l’argent aux africains et qu’on ne voit rien venir. Dans ma région, il y a beaucoup de problèmes de pollution en raison de activités minières. La COP 22 donne une occasion de pointer du doigt ces activités. Le conseil que j’ai à donner aux jeunes et d’écouter les anciens, lire beaucoup, s’informer et se cultiver de toutes les manières possibles. »

Didier Mukaleng Makal, Internews Network, RDC

« Je suis espagnol mais je travaille pour l’Agence France Presse (AFP) car ils ont des services en espagnol pour les médias hispanophones. Pourquoi l’AFP couvre la COP ? Tout simplement car c’est le rendez-vous le plus important pour le climat et la planète. Tout le monde est représenté ici. C’est une sorte de village global où tout le monde a des choses à présenter. C’est très intéressant et très fatigant. Pour les jeunes, si vous êtes intéressés par l’environnement, poursuivez dans ce domaine car c’est un sujet très important qui nous concerne tous. Il y a mille façons d’agir. »

 Jordi Zamora, AFP, Espagne

 

« Je travaille pour un magazine finlandais qui traite des questions de développement. Pour moi, c’est très important de couvrir les négociations de la COP 22 car cela nous permet de prendre conscience que des personnes dans le monde sont déjà touchées par les effets et les conséquences du changement climatique. Mon conseil pour les jeunes est de rester actif, faîtes pression sur vos gouvernements pour ne pas les laisser gâcher votre futur. »

Sanna Maria Autere, Maailman Kuvalethi, Finlande

 

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Les partenaires de la campagne

  • Label COP 22
  • Insitut Français de Marrakech
  • Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer