J’ai visité le musée de la guerre à Saigon

Publié le 16 février 2017

Vous êtes nombreux à vous intéresser à la guerre. A Saigon, un musée regroupe photos, armes, avions militaires datant de la guerre du Vietnam, pour que le visiteur se souvienne. Une visite bouleversante.

Carnet de route

Kate a 22 ans, elle vient d’Angleterre. Et elle pleure. Elle n’est pas la seule, devant ces photos du musée de la guerre à Saigon, à verser une larme. Si certains font un selfie devant les hélicoptères de l’armée américaine, d’autres témoignent un peu plus de respect dans ce lieu où sont regroupés des armes, des coupures de presse, des photos censés témoigner de ce que fut l’horreur de la guerre.

« Les Français, pendant la colonisation, ont construit des choses, m’avait dit Phiem, mon guide à Dalat. Mais les Américains, ils n’ont fait que détruire. »

Ce conflit armé a duré de 1965 à 1975, mais la date de début de la guerre prête à débat et beaucoup considèrent qu’elle date de 1955. Même le nom de cette guerre est débattu : à Saigon certains parlent de guerre civile, plutôt que de guerre contre les Américains. En effet, à l’époque, le Nord Vietnam, soutenu par l’URSS, affronte aussi le Sud Vietnam, soutenu par les Etats Unis. 

La lecture que l’on fait des événements ici n’est sensiblement pas la même que dans le Nord du pays et permet d’expliquer les oppositions entre le Sud et le Nord Vietnam.

A l’époque de cette guerre, on parle surtout de l’agent orange et de ses ravages. En effet, pour brûler la végétations et déloger les "maquisards", les combattants communistes repliés dans les forêts, les avions américains ont balancé près de 80 millions de litres de ce défoliant très puissant, dont les conséquences ont été terribles.

Vidéo INA, du 16 novembre 2000

Il y a des photos dans ce musée qui m’ont retourné le cœur. Cela m’a rappelé la fois où, il y a des années, j’avais visité Oradour-sur-Glane, un village français dont la population fut massacrée par les nazis durant la seconde guerre mondiale.

Le musée met en avant les exactions américaines, n’hésitant pas à montrer de nombreuses photos de victimes vietnamiennes de la guerre. 

J’ai enlevé certaines photos qui me paraissaient trop dures à supporter, notamment celles des corps déformés des victimes de l’agent orange.

Sources photographiques

Une coupure de presse de l’époque. L’opinion publique était largement en faveur du retrait américain du Vietnam.
Une coupure de presse de l’époque. L’opinion publique était largement en faveur du retrait américain du Vietnam.
Des avions militaires américains utilisés pendant la guerre du Vietnam dans les années 70 sont exposés en dehors du musée des vestiges de la guerre de Saigon.
Des avions militaires américains utilisés pendant la guerre du Vietnam dans les années 70 sont exposés en dehors du musée des vestiges de la guerre de Saigon.
Un tank M48 ayant appartenu à l’armée américaine.
Un tank M48 ayant appartenu à l’armée américaine.
La légende du Tank
La légende du Tank
Un avion de chasse dans la cour du Musée, initialement appelé « musée des crimes de guerre américains », puis renommer afin de ne pas heurter les touristes américains.
Un avion de chasse dans la cour du Musée, initialement appelé « musée des crimes de guerre américains », puis renommer afin de ne pas heurter les touristes américains.
Cette photo célèbre prise lors d’une manifestation pacifiste en 1967 témoigne de l’engagement de nombre d’Américains contre la guerre du Vietnam.
Cette photo célèbre prise lors d’une manifestation pacifiste en 1967 témoigne de l’engagement de nombre d’Américains contre la guerre du Vietnam.
Les soutiens internationaux contre la guerre venaient alors de tous pays, et c’est d’abord ce qui est mis en avant au sein du musée.
Les soutiens internationaux contre la guerre venaient alors de tous pays, et c’est d’abord ce qui est mis en avant au sein du musée.
Une affiche du parti communiste français en 1967.
Une affiche du parti communiste français en 1967.
Kate, 22 ans, pleure devant les photos de guerre. Le musée de la guerre est un peu traumatisant, car l’on voit des images de cadavres ou de soldats vietnamiens arrêtés.
Kate, 22 ans, pleure devant les photos de guerre. Le musée de la guerre est un peu traumatisant, car l’on voit des images de cadavres ou de soldats vietnamiens arrêtés.
En 1972, les soldats américains jettent du napalm dans la province de Tay Ninh. La photo de cette petite fille de 9 ans, brûlée, a gagné de nombreux prix internationaux et est restée comme l’une des photos les plus influentes du 20e siècle.
En 1972, les soldats américains jettent du napalm dans la province de Tay Ninh. La photo de cette petite fille de 9 ans, brûlée, a gagné de nombreux prix internationaux et est restée comme l’une des photos les plus influentes du 20e siècle.
De nombreuses photos d’enfants victimes de l’agent orange, déversé par les américains sur les forêts vietnamiennes lors de la guerre, sont exposées. Ce produit a provoqué des cancers et des malformations. Le plus souvent, extrêmement choquantes. C’est pour cela que j’ai choisi de ne pas vous montrer les photos.  Celles que vous voyez ne représentent donc pas la réalité et l’ampleur des malformations.
De nombreuses photos d’enfants victimes de l’agent orange, déversé par les américains sur les forêts vietnamiennes lors de la guerre, sont exposées. Ce produit a provoqué des cancers et des malformations. Le plus souvent, extrêmement choquantes. C’est pour cela que j’ai choisi de ne pas vous montrer les photos. Celles que vous voyez ne représentent donc pas la réalité et l’ampleur des malformations.
L’agent orange a aussi affecté les 2e et 3e générations, c’est-à-dire les enfants et petits-enfants des vietnamiens qui l’ont respiré. Comme cette femme exposée à ce produit à l’âge de 12 ans, et qui tient son bébé dans les bras.
L’agent orange a aussi affecté les 2e et 3e générations, c’est-à-dire les enfants et petits-enfants des vietnamiens qui l’ont respiré. Comme cette femme exposée à ce produit à l’âge de 12 ans, et qui tient son bébé dans les bras.
Mais les soldats américains ont été aussi exposés à l’agent orange. Et des enfants américains, fils et filles de soldats, ont eux aussi été affectés.
Mais les soldats américains ont été aussi exposés à l’agent orange. Et des enfants américains, fils et filles de soldats, ont eux aussi été affectés.
« We need peace », des enfants vietnamiens dessinent la paix.
« We need peace », des enfants vietnamiens dessinent la paix.
« We need peace », des enfants vietnamiens dessinent la paix.
« We need peace », des enfants vietnamiens dessinent la paix.
Dans un café situé à deux pas du musée. « Faites un café, pas la guerre », dit l’affiche.
Dans un café situé à deux pas du musée. « Faites un café, pas la guerre », dit l’affiche.
Une coupure de presse de l’époque. L’opinion publique était largement en faveur du retrait américain du Vietnam.
Des avions militaires américains utilisés pendant la guerre du Vietnam dans les années 70 sont exposés en dehors du musée des vestiges de la guerre de Saigon.
Un tank M48 ayant appartenu à l’armée américaine.
La légende du Tank
Un avion de chasse dans la cour du Musée, initialement appelé « musée des crimes de guerre américains », puis renommer afin de ne pas heurter les touristes américains.
Cette photo célèbre prise lors d’une manifestation pacifiste en 1967 témoigne de l’engagement de nombre d’Américains contre la guerre du Vietnam.
Les soutiens internationaux contre la guerre venaient alors de tous pays, et c’est d’abord ce qui est mis en avant au sein du musée.
Une affiche du parti communiste français en 1967.
Kate, 22 ans, pleure devant les photos de guerre. Le musée de la guerre est un peu traumatisant, car l’on voit des images de cadavres ou de soldats vietnamiens arrêtés.
En 1972, les soldats américains jettent du napalm dans la province de Tay Ninh. La photo de cette petite fille de 9 ans, brûlée, a gagné de nombreux prix internationaux et est restée comme l’une des photos les plus influentes du 20e siècle.
De nombreuses photos d’enfants victimes de l’agent orange, déversé par les américains sur les forêts vietnamiennes lors de la guerre, sont exposées. Ce produit a provoqué des cancers et des malformations. Le plus souvent, extrêmement choquantes. C’est pour cela que j’ai choisi de ne pas vous montrer les photos.  Celles que vous voyez ne représentent donc pas la réalité et l’ampleur des malformations.
L’agent orange a aussi affecté les 2e et 3e générations, c’est-à-dire les enfants et petits-enfants des vietnamiens qui l’ont respiré. Comme cette femme exposée à ce produit à l’âge de 12 ans, et qui tient son bébé dans les bras.
Mais les soldats américains ont été aussi exposés à l’agent orange. Et des enfants américains, fils et filles de soldats, ont eux aussi été affectés.
« We need peace », des enfants vietnamiens dessinent la paix.
« We need peace », des enfants vietnamiens dessinent la paix.
Dans un café situé à deux pas du musée. « Faites un café, pas la guerre », dit l’affiche.

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