Parce qu’ils ont soutenu les dictateurs, parce qu’ils ont peu investi dans l’économie locale, parce que certains sont les rois de la sous-traitance à bas prix..., les riches Haïtiens ont mauvaise réputation. Mais le président Martelly compte bien s’appuyer sur leurs capitaux pour reconstruire le pays

Economie, histoire et politique

Un article d’Arnaud Robert publié dans Le Monde.

Il faut gravir une montagne qui surplombe Port-au-Prince, se présenter à la grille face à un gardien dont le canon scié tournoie dans l’air frais, puis garer sa voiture dans la mêlée de 4 × 4 rutilants. La porte est ouverte. Un intérieur à la californienne. D’énormes sofas. Des téléviseurs plasma. Quelques répliques maladroites de grands peintres haïtiens. Des domestiques en livrée servent de petits morceaux de banane plantain, du cochon grillé et surtout des litres de rhum Barbancourt. Il y a là les héritiers d’une dizaine de familles-clés de l’économie insulaire. Les aciéries d’Haïti, la brasserie nationale, le principal importateur de ciment, une collectionneuse d’orchidées. Un homme fume des cigarettes mentholées en racontant comment il pallie l’absence de production alimentaire locale en important massivement du surgelé des Etats-Unis. On discute de tout, avec de grands rires. Des marées de tentes qui abritent sur chaque place publique les victimes du séisme du 12 janvier 2010. Du nouveau président Michel Martelly, qui a promis de mettre de l’ordre. Et puis, on ne parle plus. Une jeune femme branche son iPod. Rihanna est de la fête. Alors on danse. Lire la suite de l’article sur le site du Monde.

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Il est possible de visionner un diaporama de Paolo Wood.

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