Quels aspects de votre métier aimez-vous particulièrement ?

Publié le 9 décembre 2014

Marianne, l’envoyée spéciale en Roumanie, répond aux questions des globe-reporters du Collège Pierre Fouché, à Ille-sur-Têt, dans les Pyrénées-Orientales.

La boîte à infos

- Qu’allez-vous faire là-bas ?

La vraie place d’une envoyée spéciale est sur son terrain d’enquête. Puisque nous allons faire des reportages sur la Roumanie, je dois me rendre sur place. Dans les livres, à la télé, sur Internet nous pouvons trouver déjà plein d’informations sur la Roumanie. Mais vous allez voir. Au contact de tous les gens que nous allons rencontrer, je suis sûre que nous allons découvrir plein de choses bien réelles dont personne ne parle ni dans les livres, ni à la télé, ni sur Internet.

- Est-ce difficile d’entrer en contact avec les gens ?

Il n’est pas difficile d’entrer en contact avec les Roumains, ils sont accueillants et chaleureux. Ils seront sans doute curieux et honorés que des élèves français s’intéressent à leur pays.

- Pourquoi la Roumanie a-t-elle été choisie ?

La Roumanie a été choisie pour plusieurs raisons. Tout d’abord, c’est un pays de la Francophonie. Je vous laisse chercher ce que veut dire ce joli mot. Nous avons aussi choisi la Roumanie car, en France, on entend, on lit, on voit plein de bêtises sur les Roumains et les Roumaines. Nous nous sommes dit que les reportages que nous allons faire ensemble vont permettre de mieux connaître ce pays. Ensuite, c’est un pays sur lequel Globe Reporters n’a pas encore travaillé. Globe Reporters a déjà travaillé en Tunisie, au Sénégal, au Mali, au Laos, en Haïti. Enfin, c’est un pays que je connais bien pour y avoir été plusieurs reprises.

- Quelle(s) langue(s) allez-vous utiliser sur place ?

Au quotidien, je vais parler le roumain, que j’ai appris quand j’ai habité à Bucarest en 2006-2007. Je parle bien, même si je fais des fautes de grammaire et de conjugaison. Le roumain est une langue latine, comme le français, l’espagnol, l’italien et le portugais, donc il est assez facile de l’apprendre, beaucoup en tout cas que le hongrois ou le polonais ! Si je ne trouve pas mes mots, je peux aussi parler l’anglais, qui est très répandu chez les jeunes. Mais mon but pour les reportages sera de trouver des personnes qui parlent français afin de leur poser vos questions et d’enregistrer leurs réponses. De nombreuses personnes parlent français en Roumanie, notamment à Bucarest, en raison des liens forts entre la France et la Roumanie.

- Combien de temps votre mission va-t-elle durer ?

Je prends l’avion pour Bucarest le 7 janvier, juste après le retour des vacances de fin d’année. Je serai en Roumanie jusqu’au 12 février, juste avant les congés de février. Après, il sera trop tard pour me commander des reportages.

- Partez-vous seule ou en équipe ?

Je pars seule, mais je ne vais pas travailler seule. En Roumanie, j’ai déjà de nombreux contacts qui vont m’aider. En France, l’association qui organise Globe Reporters va aussi m’aider. Enfin, il y a le « secrétaire de rédaction » de Globe Reporters. Un ou une secrétaire de rédaction dans un média, c’est un peu comme une tour de contrôle. Il ou elle organise le travail comme un contrôleur aérien organise les décollages ou atterrissages. Pour cette année, le secrétaire de rédaction du projet s’appelle Alain. C’est aussi un journaliste.

- Avec quel matériel partez-vous ?

J’emporte le même matériel que lorsque je pars en reportage. J’ai mon ordinateur portable. J’ai un enregistreur numérique et un microphone pour enregistrer les réponses des gens à qui je vais poser vos questions. J’ai aussi de quoi faire des photos et des vidéos que je mettrai sur le site Internet pour que vous puissiez les découvrir et les utiliser pour vos réalisations. Evidement, je n’oublie pas une paire de gants bien chauds et un bonnet car il fait froid en Roumanie en janvier.

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Un reportage de Marianne publié dans OKAPI.

- Pourquoi avez-vous choisi de devenir journaliste ?

J’ai choisi de devenir journaliste pour rencontrer des gens qui ont des choses intéressantes à raconter. Et tout le monde a des choses passionnantes à raconter, en rapport avec son métier, sa passion, sa vision de la vie. J’aime aller voir les gens puis raconter leur histoire dans des articles. Je travaille pour la presse imprimée et pour la presse sur le web qui me permet d’enrichir mes articles avec des photos, des vidéos, des enregistrements sonores ou des cartes animées.

- Quels aspects de votre métier aimez-vous particulièrement ?

J’aime la diversité et la liberté que m’offre mon métier. Je suis journaliste indépendante - on dit journaliste “pigiste”. C’est à dire que je ne suis pas titulaire dans un journal. Au contraire, je collabore avec plusieurs journaux, au gré des sujets. Je leur propose des idées qui sont acceptées, ou non. C’est un peu aléatoire, mais au moins je fais les sujets qui me plaisent. Et puis ça change tous les jours. Un jour, je suis en reportage pour Okapi avec des jeunes, le lendemain j’écris une analyse politique après une élection pour un journal sérieux. Parfois, je pars plusieurs jours en reportage en France ou à l’étranger.

- Qu’attendez-vous de nous ?

Dans ce projet, vous êtes mes rédacteurs en chef, c’est à dire que vous décidez quels sont les reportages pertinents à réaliser en Roumanie. Moi, je suis votre envoyée spéciale dans le pays et je fais les sujets que vous me commandez, dont vous avez besoin pour produire par la suite votre propre journal. Si vous voulez parler du foot, il faudra me commander un reportage sur le foot. Si vous voulez aborder la question de la minorité rom, vous me demanderez d’aller réaliser un reportage dans une communauté rom. Vous décidez des sujets, mais aussi des questions que vous aller écrire et que vous m’enverrez par mail. J’irai poser ces questions à une personne en Roumanie qui saura y répondre.

- Qu’espérez- vous retirer de cette expérience ?

Je vous retourne cette question. Vous êtes les « rédac-chefs » comme on dit dans le métier. Alors qu’est-ce que vous pensez apprendre à travers cette expérience ? Des élèves d’une école de Bretagne qui participe au projet ont raconté ce qu’ils imaginent de la Roumanie. Ce sera marrant de comparer ce travail avec ce qu’ils raconteront quand nous aurons fait les reportages. Vous pouvez lire ce que ces globe-reporters pensent en cliquant ICI.

Merci pour vos questions.

Maintenant à vous de réfléchir aux sujets de reportage que vous voulez réaliser, aux questions à poser et aussi à qui poser ces questions.

Marianne.

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