Le Liban étouffe

Publié le 6 avril 2016

Des globe-reporters du collège des Soeurs de la Charité, dans le nord du Liban, partagent leurs articles sur les pollutions qui touchent le pays.

Réalisations des globe-reporters


La pollution à Zouk


Par : Mabelle Doueihy-Layla Chami de 1SC


Zouk Mikael, une ville côtière à 20 kilomètres du nord de Beyrouth est la centrale électrique de la ville, où une usine affecte négativement par sa masse grise de fumée sortant de ses deux cheminées rouges et blanches la santé des habitants et étouffe la région autour d’elle. Mais la demande d’énergie expansive et les crises politiques bloquent les solutions possibles.


« Une fois par mois, la fumée devient très épaisse », comme le citoyen Hamid Dabkey a déclaré, « nous pouvons entendre un bruit ressemblant Celui d’un moteur d’avion ». De nombreuses études – la plus récente menée l’an dernier par l’université de notre Dame à Jounieh – ont constaté que la combustion du pétrole, pour produire de l’électricité dans la centrale hydroélectrique de Zouk Mikael, produit des émissions toxiques, y compris le dioxyde de soufre et le monoxyde de carbone, qui contribuent à des taux élevés de cancer des poumons et des maladies pulmonaires variées et cardiovasculaires chez les habitants de la région , en plus de l’asthme et des irritations de la peau.


Une enquête de 2010, à la suite de 1000 entrevues réalisées avec les résidents de Zouk, a révélé que 33.1% de personnes interrogées, vivant loin de 3km de l’usine ont enregistré une incidence de cancer des poumons au sein de la famille, comparativement à 12.8% chez les familles vivant à distance de 15-20km.


En avril, lors d’une manifestation tenue à l’extérieur de l’usine, le maire de Zouk, Nouhad Naufal, a qualifié la situation de « catastrophe écologique nationale » et a demandé au gouvernement de prendre des mesures pour renouveler l’usine ou la déconnecter. Dans sa défense, le fournisseur d’électricité appartenant à l’électricité de Liban (EDL) affirme que depuis 2012, les émissions de l’usine ont été réduites de 80%. Après, un système de filtration a été installé dans les cheminées de l’usine. Mais les résidents locaux contestent cette affirmation et restent douteux que des mesures seront prises à cause du vide présidentiel qui est entré dans sa deuxième année. D’ailleurs, l’absence d’un président libanais a déjà provoqué des perturbations dans le secteur de l’énergie au Liban. Au cours des ans, Naufal a proposé des solutions pour atténuer les coûts sanitaires et environnementaux de l’installation.


Ces propositions visent à déplacer la place des zones urbaines, la rénovation de son infrastructure, l’introducteur de techniques de capture du carbone pour réduire les émissions et passer l’alimentation en combustibles de la centrale du pétrole, au gaz naturel, plus propre mais encore plus coûteux.


L’utilisation généralisée des générateurs de pétrole a conduit à une exposition beaucoup plus élevée aux fumées cancérigènes que ce ne serait le cas si notre production électrique nationale était faible. Il est scandaleux que le Liban ne renferme pas un système de production décent. Ce problème nous tue.



La pollution de l’eau


   Par : Tracy Saba , Rita maria Nakhoul de 1SB


De nos jours, la pollution de l’eau hante l’esprit du gouvernement libanais, comme l’eau étant une matière essentielle à la survie de l’homme. En un mot, ce problème présente beaucoup de conséquences négatives sur le plan de la santé et de la nature.


On constate que la pollution de l’eau se manifeste depuis les dernières années pour plusieurs causes. D’abord, l’activité industrielle à proximité des villes a une grande part de responsabilité, en se débarrassant de ses surplus toxiques, de peintures, d’huile de vidanges. Ensuite, vient l’agriculture avec son surdosage en pesticides qui se faufilent vers l’eau sous la terre ce qui mène à sa pollution. Aussi, l’évacuation des égouts dans les fleuves. Enfin, le rejet des déchets d’hôpitaux, domestiques et sanitaires…Tout ceci mène à la pollution de l’eau.


Cette pollution présente de nombreuses conséquences négatives. Tout d’abord, les dangers sur la santé humaine et sur les ressources biologiques entravent et gênent la pratique des loisirs marins, y compris les pêcheries, et entraîne une détérioration de la qualité de l’eau de mer pour toute utilisation. Ouvrez vos yeux et regardez combien la pollution de l’eau a affecté notre santé et nous a causé des maladies suffocantes et mortelles comme le cancer. Il faut commencer à agir maintenant ou jamais. 


Cependant, L’armée reste la seule institution libanaise qui maintient la reconstruction du pays sur le plan environnemental au fil des années. D’autres organismes étrangers aident le peuple libanais aux nettoyages de ses côtes. La situation économique et politique oblige le ministère de l’environnement à reporter leurs projets. Néanmoins, et après la guerre 2006, plusieurs pays arabes et européens ont subventionné et apporté de l’aide au Liban pour réduire les catastrophes environnementales, peur des effets à long terme pour le pays et pour la planète.


Finalement, Liban souffre de ce problème vague et nuisant. Donc, « main dans la main pour sauver notre demain ». Cette phrase, doit être dite par tous les Libanais pour qu’ils se regroupent et sauvent leur pauvre pays. 


L’évolution de la crise des ordures au Liban


Par : Nabih Sleiman, Thérésa Farah de 1SA


De nos jours, le Liban, Suisse du Moyen-Orient, se trouve dominé par des montagnes d’ordures répugnantes qui ont suscité multiples dégâts et engendré des manifestations et protestations du peuple enragé. Les Libanais désirent un traitement immédiat pour éviter toute catastrophe pouvant ruiner leurs vies. Cependant, comment l’état s’est-il débarrassé des déchets dans le temps ? Comment la crise a-t-elle évolué ?


Selon la loi du 2 avril 1993, c’est le ministre de l’environnement qui est responsable de la politique d’environnement en général et de l’élimination des déchets en particulier . Leur gestion est alors sous sa responsabilité .Mais le conseil de développement et de la reconstitution (C.D.R) qui occupe une place très importante dans ce processus a prévu en 2000, que le secteur de gestion des ordures devrait être délégué à des opérateurs privés .C’est dans ce contexte que le contrat de collecte et de traitement a été attribué à la société SUKLEEN. En revanche ,seules 270 municipalités ont joui des biens de ce contrat et les 438 autres n’en profitaient pas et assuraient ce service par leurs propres moyens .Cette organisation collectait les détritus et les acheminait vers le centre de tri . Pour être recyclés, quelques-uns étaient transportés au centre de compostage du fleuve de Beyrouth alors que la majorité était adoptée par la décharge de Naameh. Déjà, la cité Saida était devenue tristement reconnue pour sa montagne d’ordures de 28 mètres de haut .


En décembre 2014,la situation a commencé à se dégrader ,les déchets ont commencé à s’accumuler alors le ministre a signalé les risques posés par cette catastrophe sans trouver aucune solution .


Après la fermeture de la décharge de Naameh qui accueillait les déchets de la capitale et ses environs et à la fin du contrat avec SUKLEEN ,leur collecte s’est arrêtée alors ils se sont entassés partout et ont commencé à pourrir suite à la température élevée .Tous ces facteurs ont créé de sérieux dommages qui s’intensifient de jour en jour face à l’incompétence du gouvernement. Cet amas de détritus a provoqué une colère et une indignation des citoyens .Elles sont tantôt exprimées avec ironie sur les réseaux sociaux ,tantôt par les manifestations au cours desquelles les citoyens réclament des solutions de la part des responsables puisque leurs vies sont en graves dangers .


Le Dalaï –lama dit : « Au sein d’un environnement instable et turbulent, un seul élément reste constant :le changement . » Or, les traitements qui sauvegardent la population de cette catastrophe sont un des plus coûteux au monde .Comment pourrait –on se débarrasser de plus de deux mille tonnes de déchets qui se multiplient quotidiennement menaçant nos vies et nos santés ? Quels changements peuvent secourir cette nation qui est en plein naufrage dans un océan d’ordures ?


 

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