Dans le sud du Liban, une école écolo

Publié le 18 janvier 2016

Rima Tarabay est vice-présidente de l’ONG Bahr Loubnan (« La mer du Liban ») qui a contribué à créer la première école écologique à Naqoura, au sud du Liban. L’école a ouvert en octobre dernier.

Développement durable et environnement

Rima Tarabay répond aux questions des globe-reporters du collège Béranger, à Paris.

Votre ONG a-t-elle d’autres projets du même type que l’école écologique de Naqoura ?

Bahr Loubnan (« la mer du Liban ») et Ecotown, une ONG française, aident les villages du pourtour méditerranéen à se transformer en villages écologiques à tous les niveaux. Nous choisissons des villages dans chaque pays situé sur le bassin méditerranéen, de petite taille : pas plus de 10.000 habitants. Nous travaillons avec les municipalités d’accord pour mettre en place ce projet et nous les aidons à mettre en place des politiques environnementales à tous les niveaux : énergie, déchets, agriculture, eau... Nous leur apportons aussi des financements pour les aider à appliquer les projets concrètement. Nous les accompagnons dans toutes les étapes. Plusieurs villages en France y participent : Cassis, ainsi que Girolata (en Corse). Pour les autres pays, il y a Piran (Slovénie), Amsa (Maroc), Hergla (Tunisie), Chammas (Egypte)... Le but est d’avoir des villages participants dans chaque pays.

En quoi, concrètement, cette école est-elle écologique ?

Cette école n’émet aucun gaz à effet de serre puisqu’elle est alimentée en électricité par des panneaux solaires, à 100%. Nous avons mis en place le tri des déchets. Un potager bio est entretenu par les enfants. Il n’y a pas d’utilisation de pesticides dans les jardins de l’école. Les enfants suivent une sensibilisation plus pointue sur les questions environnementales avec des experts qui viennent de partout dans le monde.

Quels sont les fruits et légumes qu’on fait pousser dans le jardin de l’école ?

Pour le moment, nous avons des oliviers, des pins, des fleurs et quelques herbes aromatiques. Nous allons essayer de planter des arbres fruitiers.

Qui se charge de la culture de ces produits et qui les mange ?

La culture est sous la responsabilité d’un agriculteur du village, Ahmad, qui est notre partenaire en agriculture bio. Les enfants, avec leurs maîtresses, s’occupent du quotidien : arrosage, etc.

Nous avons lu que les jeunes et les adultes du village avaient été sensibilisés aux problèmes environnementaux : de quelle façon ? Cela a-t-il eu un impact concret dans leurs pratiques quotidiennes, à la maison ?

Les enfants oui, via l’école, comme je vous l’ai expliqué. Nous avons également entamé des campagnes de nettoyage de la côte et des rues du villages avec les enfants. Nous avons sensibilisé les adultes à travers des réunions que nous avons eues à la mairie, pour le tri des déchets et l’arrêt des pesticides, mais c’est encore en cours. 

Sources photographiques

Arrivée sur la commune de Naqoura.
Arrivée sur la commune de Naqoura.
L’école soutenu par le projet.
L’école soutenu par le projet.
Le bus scolaire de l’école.
Le bus scolaire de l’école.
De l’autre côté de l’école.
De l’autre côté de l’école.
La cour de l’école.
La cour de l’école.
La terasse de la salle des professeurs. Ce sont les élèves qui arrosent les plantes.
La terasse de la salle des professeurs. Ce sont les élèves qui arrosent les plantes.
Sur le toit, des panneaux solaires ont été installés pour fournir l’électricité.
Sur le toit, des panneaux solaires ont été installés pour fournir l’électricité.
Rima profite de sa visite pour discuter avec l’équipe pédagogique.
Rima profite de sa visite pour discuter avec l’équipe pédagogique.
Une école propre donne envie de faire plus attention à son environnement explique Rima.
Une école propre donne envie de faire plus attention à son environnement explique Rima.
Rencontre avec les élèves.
Rencontre avec les élèves.
La salle informatique.
La salle informatique.
Interruption du cours pour parler environnement, même avec les plus jeunes.
Interruption du cours pour parler environnement, même avec les plus jeunes.
Arrivée sur la commune de Naqoura.
L’école soutenu par le projet.
Le bus scolaire de l’école.
De l’autre côté de l’école.
La cour de l’école.
La terasse de la salle des professeurs. Ce sont les élèves qui arrosent les plantes.
Sur le toit, des panneaux solaires ont été installés pour fournir l’électricité.
Rima profite de sa visite pour discuter avec l’équipe pédagogique.
Une école propre donne envie de faire plus attention à son environnement explique Rima.
Rencontre avec les élèves.
La salle informatique.
Interruption du cours pour parler environnement, même avec les plus jeunes.

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